Ecrans d'ordinateur, imprimantes : faites les bons choix !

Nos équipements informatiques sont de plus en plus nombreux et les consommations d'énergie liées à ces équipements vont croissant.

Comment, dans ce contexte, faire preuve de sobriété ? Comment éviter la surchauffe ?

 

 

30 kWh par an par écran, ce n'est pas rien...

C’est ce que consomme une famille type pour l’utilisation d’un écran d’ordinateur – il s’agit seulement de la consommation de l’écran, l’ordinateur lui-même ayant en général une consommation plus importante.

On peut surtout s’inquiéter de la tendance à s’équiper de plus en plus d’écrans, de plus en plus grands, faisant augmenter d’autant la consommation d’électricité.

Les écrans Topten, sélectionnés pour leur performance énergétique, consomment peu. Le choix de l'appareil est loin d'être anodin et, quand on additionne tous les écrans d'une ville ou d'un pays, l'enjeu énergétique est significatif.

Retrouvez notre sélection sur Guide Topten.

Les paramètres déterminant la consommation d'un écran sont sa technologie, sa taille, sa puissance en marche, en veille et à l’arrêt et, bien évidemment, la durée pendant laquelle l'écran est en marche.

 

Privilégiez les ordinateurs portables et les écrans de taille modestes

Les écrans plats que nous connaissons désormais sont un progrès : ils consomment bien moins d'électricité que les anciens écrans cathodiques, surtout s'ils fonctionnent avec des LED.

Mais ces meilleures performances sont en partie annihilées par l’accroissement de la taille des écrans et le fait qu'on s'habitue à ce que ces écrans soient de plus en plus lumineux.

A fabrication équivalente, un 17 pouces consomme en moyenne 20% d'électricité de plus qu'un 15 pouces. Sauf besoin spécifique, il est donc conseillé de choisir des écrans de taille modeste.

Utiliser un ordinateur portable est une solution encore plus économe en énergie. Tout compris, un ordinateur portable ne consomme que 25 kWh par an en moyenne, soit quatre fois moins qu'un ordinateur de bureau accompagné d'un écran.

 

Puissance et durée d’utilisation, deux paramètres inséparables

  • En mode marche : réduire la durée d’utilisation

Une étude dans le secteur des bureaux a montré qu'un écran fonctionne en moyenne 11,2 h par jour ouvré alors qu’il est vraiment utilisé 25% de ce temps !

Il existe donc un important potentiel d'économie d'électricité. Lorsque vous n'utilisez pas votre ordinateur, n'hésitez pas à l'éteindre. Par ailleurs, en cas de chargement de programmes lourds, de vérification anti-virus ou si vous vous absentez même pendant seulement quelques minutes, éteindre l'écran réduira la consommation électrique. Les écrans d'aujourd'hui peuvent supporter des extinctions et allumages répétés.

Supposons qu'un écran de 40 W reste allumé 24 heures sur 24 pendant 200 jours. Il consommera près de 200 kWh/an. S'il n'est en fait réellement utile que 8 heures par jour (dont 2 heures de veille), il pourrait ne consommer qu'une cinquantaine de kWh/an, soit quatre fois moins, en étant mieux utilisé. Et tout cela sans grand effort et sans désagrément.

 

  • Vérifiez les réglages des modes veille à partir de votre ordinateur

En mode veille ou off, l'écran ne consommera plus que quelques watts, souvent moins de 1 W. Le redémarrage sera quasi-instantané. Les produits sélectionnés par le Guide Topten consomment tous en mode veille ou off un maximum de 0,5 watt.

L'activation du mode veille de votre écran est simple à partir de votre ordinateur. Dans les paramètres de configuration, vous trouverez facilement le menu de gestion de l'alimentation où vous pouvez déterminer au bout de combien de temps votre écran peut se mettre en veille automatiquement. N'hésitez pas à indiquer 5 minutes ou moins, vous verrez que cela ne provoque pas de désagrément. Par contre vous engrangerez des économies !

 

Pour vos imprimantes : adoptez les bons gestes !

En moyenne, une impression ou copie sur 5 est effectuée grâce à un appareil utilisant la technologie "jet d'encre". Cette technologie consomme relativement moins d'énergie que les imprimantes laser, elle est utilisée de manière moins intensive, les appareils sont plus lents, plus petits, et coûtent en général moins cher à l'achat.

Leur consommation d'énergie est pourtant loin d'être nulle : la technologie jet d'encre est la plus répandue en nombre d'appareils et une étude de la Commission européenne estime que les 100 millions d'appareils jet d'encre installés en Europe consomment au moins 1 500 millions de kWh par an.

Si vous devez acheter une nouvelle imprimante ou un copieur, rendez vous sur Guide Topten. Les appareils les plus performants du marché y sont listés par catégories : imprimantes ou copieurs multifonction, noir & blanc, couleur, laser ou jet d'encre...

Mais le potentiel d'économie le plus important est dans l'utilisation de votre appareil.

 

Limiter les impressions et les copies

Nous consommons de grandes quantités de papier (journaux, magazines, cahiers, emballages, etc.). En Europe cela représente en moyenne 140 kg/an/habitant. C'est un facteur important du point de vue énergétique car le besoin en énergie pour la fabrication est nettement plus important que celui nécessaire pour le processus d'impression ou de copie. Mais c'est également un enjeu pour les ressources naturelles : 1 arbre sur 5 est coupé pour fabriquer du papier dans le monde. 17 % du bois utilisé provient de forêts vierges. En France, 60% du papier et des pâtes sont importés, la déforestation ou la mauvaise gestion des forêts peut donc, sans vigilance, se retrouver dans les ramettes.

Recto verso et mode multi page

En imprimant/copiant en recto verso ou en utilisant le mode multi pages (plusieurs pages sur une face, en mode "taille réduite"), vous pouvez réduire de moitié votre consommation de papier. Assurez-vous que votre appareil dispose de ces fonctions et paramétrez-les par défaut.

Vous pouvez également faire attention au grammage du papier – 80 g suffisent largement pour la plupart des travaux de bureau - et réutiliser les feuilles imprimées sur 1 face (pour des carnets de brouillon par exemple).

Jouer sur la mise en page et relire avant impression

  • Choisissez une mise en page adaptée (police, marges, styles, etc.).
  • Utilisez la fonction "aperçu avant impression".
  • Le correcteur automatique d'orthographe permet d'éviter des impressions. Vous pouvez également relire les documents à l'écran en vous aidant des fonctions zoom et surlignage.


Choisir le bon papier

Une tonne de vieux papier permet de fabriquer 900 kg de produits recyclés neufs. Il faut trois fois moins d’énergie, vingt fois moins d’arbres et cent fois moins d’eau pour fabriquer la même quantité de papier recyclé que de papier blanc. Chaque feuille de papier recyclé permet d'économiser 1 litre d'eau, 2,5 Wh d'électricité et 15 g de bois. Aujourd'hui, ce papier recyclé ne pose plus de problème d'encrassement des têtes d'impression.

Les fibres recyclées sont à préférer, non seulement parce qu’elles réduisent le besoin de (nouvelles) matières premières et aident à éviter les déchets, mais également parce qu’elles sont toujours blanchies sans chlore, que leur production demande moins d’énergie et que les émissions polluantes sont limitées.

Le label "Ange Bleu" compte parmi les labels les plus fiables, combinant des critères techniques sévères à des exigences environnementales. L’écolabel européen (pour le papier à copier) et le label scandinave Nordic Swan (pour le papier) peuvent être considérés comme complémentaires au label Ange Bleu car ils imposent plutôt des exigences aux performances environnementales des usines. Si vous ne pouvez utiliser une combinaison de ces labels, privilégiez le label Ange Bleu, puis du papier 100% recyclé ou en mélange avec des fibres vierges certifiées FSC mais dans tous les cas blanchi sans chlore (TCF). Évitez le papier blanchi ECF et le papier blanchi au chlore. Le papier ECF est certes un progrès par rapport au papier blanchi au chlore, mais il reste très polluant.

 

Les conseils de l'ADEME 

Comment réduire l'impact environnemental de nos courriels et de notre utilisation toujours croissante d'internet ? Comment réduire son empreinte environnementale au bureau et comment sensibiliser ses collègues ?

L'ADEME met à disposition sur son site deux guides bien utiles pour mieux comprendre les enjeux et nos moyens d'action :

 

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(22/09/2016)